Conseil Local de Développement
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Réunions et manifestations
Le CDRA
Les fiches action du CDRA
Récapitulation fiches actions CDRA et volet agricole
Action 1: Valoriser les filières porteuses pour le territoir
Action 2: Liens sociaux et citoyenneté
Action 3: Enfance, jeunesse et parentalité
Action 4: Investissement accueil enfance
Action 5: Animation CDRA
Action 6: Usage TIC
Action 7: Accueillir les entreprises
Action 8: Animation économique
Action 9: Commerce de proximité
Action 10: Lien CTEF
Action 11: ESS
Action 12: Drôme Provençale
Action 13: Investissements culture, tourisme, loisirs
Action 14: Projets culturels
Action 15: Structuration action culturelle
Action 16: Maitrise foncier DD
Action 17: Logement pour tous
Action 18: Isolement , perte d'autonomie
Action 19: Transports
Action 20: Recherche, éducation, formation, sensibilisation
Action 21: Maîtrise de l'énergie éco-construction
Action 22: Amelioration qualité eau
Action 23: Bon état écosystème
Action 24: Véloroutes - voie verte, plan Rhône
Avis CLD 5eme Pole
Les délibérations
Délibération agriculture sans OGM
Délibération Contrats de Développement Rhône Alpes
Délibération Région RA et Développement Durable
Délibération Développement économique
Délibération : Coexistence OGM et cultures traditionnelles
Délibération: soutien aux Conseils Locaux de Développement
Délibération jeunesse
CRDA : Nouvelles orientations régionales
Dispositif pour accompagner les porteurs de projet
Les dispositions réglementaires concernant les CDRA
choix des projets : méthodologie proposée par le CLD
Plan pour l'agriculture et le développement rural
Activités
Qu'est-ce que le CLD ?
CLD 5ème Pôle: Boîte à idée et porte-voix du territoire
Le règlement du CLD
Articulation CLD/CDRA
Réforme des collectivités territoriales
Les 20 propositions du Comité Balladur
Questions à l’Assemblée Nationale
C’est aussi l’affaire des citoyens
Contribution de M. Gérard Molines (Association nuisance sur Espeluche)
Simulation des budgets après suppression de la TP
Prospectives
Economie
Vos propositions pour les enjeux ...
Compte rendus réunion économie, 28 fév 2008
Compte rendus réunion économie, 4 mars 2008
Programme Forum Économie le 28 avril 08
Contribution : En économie jouer le pari de la qualité
Forum 28 avril : CCI et Chambre des métiers
Forum 28 avril : L'économie sociale et solidaire ESS
Forum 28 avril : culture et économie
Forum 28 avril : les outils de développement des PME/TPE
Forum 28 avril : Freeconomie
Forum 28 avril : structuration de la filière bois
Forum 28 avril : Emploi, formation, insertion CTEF
Forum 28 avril : Questions / interventions de l'audience
Conclusions des ateliers de prospective
Agriculture
Vos propositions pour les enjeux ...
Compte rendu réunion agriculture, 10 janv 2008
Compte rendu réunion agriculture, 6 fév 2008
Compte rendu réunion agriculture, 27 fév 2008
Programme Forum Agriculture, 31 mars 2008
Presentation Top Semences, 31 mars 08
Presentation Chambre Agriculture, 31 mars 08
Presentation Agribiodrome Munich, 31 mars 08
Ateliers prospectifs : proposition de synthèse
Conclusions des travaux des ateliers prospectifs
Habitat
Vos propositions pour les enjeux ...
Compte rendu réunion habitat, 9 janv 2008
Compte rendu réunion habitat, 28 fev 2008
Programme Forum Habitat le 22 avril 08
Ateliers prospectifs : proposition de synthèse
Présentation Néopolis : Formation à l'éco-construction
Présentation : Les enjeux
Innovations : Photovoltaïque intégré aux bâtiments
Conclusions des travaux des ateliers prospectifs
Eau
Vos propositions pour les enjeux ...
Compte rendu réunion eau, 29 nov 2007
Compte rendu réunion eau, 27 fév 2008
Programme Forum Eau le 9 avril 2008
Ateliers prospectifs : proposition de synthèse
Forum 9 avril : Etat de la ressource en eau
Forum 9 avril : Actions de la Chambre d’Agriculture
Forum 9 avril : comptes rendus
Conclusions des travaux des ateliers prospectifs
Info : Exposition internationale sur l'eau
Information - Communication (TIC)
Vos propositions pour les enjeux ...
Compte rendu réunion TIC, 11 fév 2008
Programme Forum TIC 24 avril 08
Ateliers prospectifs : proposition de synthèse
Forum 24 avril : comptes rendus
Conclusions des ateliers de prospective
Vieillir
Vos propositions pour les enjeux ...
Compte rendu réunion, 11 fév 2008
Programme Forum vieillir le 7 avr 2008
Ateliers prospectifs : proposition de synthèse
Compte rendu du forum "Vieillir demain"
Conclusions des ateliers de prospective
Mobilité
Vos propositions pour les enjeux ...
Compte rendu réunion d’introduction, 17 mars 2008
Programme Forum Mobilité le 5 mai 08
Ateliers prospectifs : proposition de synthèse
Forum 5 mai : Energie et transport
Forum 5 mai : enjeux pour l'insertion professionnelle
Forum 5 mai : flux domicile - travail sur le 5ème Pôle
Forum 5 mai : covoiturage en Drôme Ardèche
Forum 5 mai : location de voitures pour les plus fragiles
Forum 5 mai : conclusions de Gérard Lerat Région RA
Forum 5 mai : questions et propositions de l'audience
Conclusions des ateliers de prospective
Mode de vie
Vos propositions pour les enjeux ...
Programme Forum Modes de vies le 15 mai 08
Ateliers prospectifs : proposition de synthèse
Modes de vie et solidarités : Synthèse
Dechets
Vos propositions pour les enjeux ...
Compte rendu Forum Dechets le 8 nov 2007
Programme Forum Déchets le 8 nov 2008
Conclusions des ateliers de prospective
Contribution : déchets au pays de Montélimar
Synthèse générale des travaux de prospective
Les sujets à l'étude
Lutte contre l'illettrisme
Groupe de travail CTEF, réunion 6 juin 2007
Compte rendu réunion, 9 oct 2007
Etat des lieux de l’illettrisme sur le territoire Sud Drôme
Synthèses des actions proposées
Création d’activités en économie sociale et solidaire
Faciliter la création d'emplois
Agriculture -Identité et cohésion du territoire
Innovation économique - environnementale – sociale
Développement touristique et culturel durable
Urbanisme et aménagement durable du territoire
Développer des méthodes culturales et d’élevage durables
Coordonner les acteurs – Des outils partagés
Tisser des liens sociaux- développer la citoyenneté
Outils de communication innovants
Animer le territoire - Créer des synergies
Services à la personne : qualité et accessibilité
Transports : mobilité et réduction des flux
Eco-citoyenneté - Education à l’environnement
Réseaux numériques d’information, usages et services TIC
Energie et solutions alternatives
Politique globale de gestion de l’eau
Préservation des paysages et des milieux naturels
Les programmes
09-07-10
rencontres inter CLD 26/07
09-07-10
rencontres inter CLD 26/07
09-07-10
rencontres inter CLD 26/07
26-06-10
les rencontres cinécitoyennes
01-02-10
Innover , créer sur notre territoire avec le CDRA
01-02-10
Participez à l’aventure du CLD
01-02-10
Bonus développemet durable pour une action innovante
01-02-10
le Festival du cinéma citoyen le 4/5/6 juin 2010
01-02-10
Prenons la parole et surtout gardons-lÃ
01-02-10
Infos associations : février 2010
01-02-10
Journal février 2010 : parlons démocratie participative
16-11-09
Compte-rendu de la réunion publique du 12/11/09
18-10-09
Invitation : rencontres du territoire 12 Nov 2009
18-10-09
Feuille de route du CLD 2009/2010
18-10-09
Contrat territorial emploi formation sept 2009
10-06-09
Compte rendu de bureau du 27 mai 2009
31-03-09
Programme d'action contre les pollutions nitrates agricoles
15-11-08
Journal de la commission économie
21-10-08
Bibliographie : les enjeux du contrat rivière
24-06-08
Rencontre CLD / délégation de cadres maliens
19-06-08
La télédétection au service de l'aménagement du territoire
19-06-08
Parlement européen : nouvelles normes de qualité de l’eau
06-06-08
Partenariat Conseil Economique et Social et CLD
01-04-08
Rapport d'activité 2007
01-04-08
CLD Boîte à idées du territoire: le mot de la Présidente
Projets
06-07-10
Avis comité de pilotage du 3 juin 2010
20-04-09
Avis N°2 Comité de pilotage du 2 avril
11-12-08
La travail du CLD et du CDRA : bilan et perspectives 2009
11-12-08
Avis du cld sur les projets retenus le 9 dec 2008
17-11-08
Journal des commissions N°2 économie-emploi
21-10-08
Le journal des commissions : N°1
21-10-08
CR -Commission Agriculture et développement rural-
21-10-08
Modalités pour la constitution des dossiers CDRA
21-10-08
Propositition de réglement d'attribution : action 20
20-10-08
Commission Tourisme Loisirs Culture Patrimoine
06-10-08
Des outils pour une demande de subvention : proposition CLD
05-10-08
Proposition de réglement d'attribution : action 1
25-07-08
Projets Urbanisme et Cadre de Vie - Environnement
25-07-08
Projets Santé-Solidarité et Cohésion Sociale
25-07-08
Projets développement Culturel - Touristime-Patrimoine
25-07-08
Projets développement Economique-Formation -Insertion
25-07-08
Projets Agriculture – Environnement -eau
25-07-08
Présentez vos projets au CDRA
Le Territoire
Diagnostics
Urbanisme
Tourisme Loisirs, Culture, Patrimoine
Santé, Solidarité, Services à la personne
Economie
Etude de territoire
Commission Environnement
Audit du CTEF : services à la personne
Charte du territoire
Diagnostic du territoire
Diagnostic CTEF
Etude INSEE: bassin de montélimar
Replacer le Rhône au coeur du développement
Territoires et paysages : étude drôme provençale
Diagnostic marché du travail en drôme sud(sept 2009)
Données de l'observatoire régional emploi formation
Les chiffres du chômage oct 2009
L'économie sociale et solidaire
Ressources
Centre de Ressources et de Développement Local CRDL
subventions et appels à projet:
Politique jeunesse : propositions de Martin Hirsch
Info du CRDR : Assises des territoires ruraux
Le dialogue social territorial, au service du développement économique
Détecter des potentiels d’emplois et d’activités
Enquête concernant les services à la personne
La Région et l'état : soutien pour l'économie sociale et solidaire
Financements
Vos propositions, observations ...
13-07-10
Les principaux dispositifs de subventions publiques du territoire
19-02-10
Analyses du CLD sur le contrat en cours fev 2010
19-02-10
Avis CLD sur la politique agricole du territoire PSADER
19-02-10
AVIS CONCERNANT LA COMMISSION
09-02-10
Avis du CLD : les budgets votés en fev 2010
29-01-10
Politique agricole du territoire (PSADER)
10-06-09
Contrat Tourisme et Loisirs Adaptés : aides de 50%
03-05-09
Leader gal : les fiches action pour construire vos projets
29-11-08
LEADER : programme européen de développement rural
20-11-08
Le département au service des personnes âgées, handicapées
02-06-08
Fonds européens de développement régional ...
02-06-08
Fonds Européens Agricole pour le développement rural
20-04-08
Plan d'action CTEF
20-04-08
CLD et CTEF(Contrat Territorial Emploi Formation)
17-04-08
Le Contrat Territorial Emploi Formation CTEF
16-04-08
Leader gal : les fiches action pour construire vos projets
02-04-08
Leader : Calades des senteurs
02-04-08
Comité d'expansion de la Drôme Provençale
Idées
Ici vos propositions, observations ...
15-07-10
Ma première page
11-06-10
Les associations ne sont pas des assistées !
17-05-10
D'autres pratiques en matière de financements publics
17-05-10
Démocratie participative au Conseil Régional ?
17-05-10
Quels moyens pour les conseils locaux de développement
17-05-10
Diagnostic d'un Contrat de développement Rhone-Alpes
17-05-10
Survie des CLD face aux pressions internes et externes
17-05-10
Démocratie participative et CLD : peut mieux faire !
18-12-09
ENQUETE SUR LES PRATIQUES CULTURELLES
22-07-09
Projets jeunes
15-06-09
Regardez le film HOME (Yann-Arthus-Bertrand et Luc Besson)
20-11-08
Parlons développement durable...
02-10-08
Regard sur nos paysages
10-09-08
Le cluster pour développer l'économie...
02-09-08
Les pluies ont-elles reconstitué les nappes phréatiques ?
18-07-08
Enquête sur la vie difficile des saisonniers
25-06-08
Les SCOP plus performantes que les entreprises classiques ?
16-06-08
EAUX SOUTERRAINES
02-06-08
Enquête transport ...
02-06-08
Les déchets : dossier de France, nature, environnement
02-06-08
Un programme pour renforcer votre économie locale...
02-06-08
Contribution agribiodrôme : l'agriculture demain !
16-04-08
Penser l’avenir
01-04-08
Les enjeux sur lesquels travaille le CLD 5ème Pôle
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Accueil
Activités du CLD
Prospectives
Economie
3/14
Compte rendus réunion économie, 4 mars 2008
Groupe de PROSPECTIVE : L’ECONOMIE SUR LE TERRITOIRE
Réunion 2
Lundi 4 mars 2008 Ã 14h30, dans les locaux du CLD 5
ème
Pôle
Ordre du jour
Présentation du travail à effectuer dans le cadre prospective 21
Etat des lieux : Utilisation du diag du CDRA,
Les enjeux en rapport aux défis définis par la Région
Préparation du forum
Calendrier
II- Etat des lieux
1- L’économie
Depuis les années 70, le modèle de l’économie de masse (production, salariat, consommation) promu par la révolution industrielle est contraint à de profondes réorganisations. En effet, la relation de service devient le nouveau paradigme des pratiques de consommation dans les pays anciennement industrialisés. La rationalisation des activités de service devient dans ce cadre un nouvel horizon pour la production industrielle.
Les quantités ne permettent plus l’ajustement de l’offre et de la demande. Dans la pensée économique classique, la croissance constante de la production et de la consommation constitue la logique naturelle de fonctionnement de l’économie. En effet, on considère alors que plus on produit de quantité et plus les coûts unitaires de production diminuent ; plus on produit, plus on embauche et plus le marché final se trouve alimenté de pouvoirs d’achat ; plus on produit et plus on élève le bien être de la population.
A partir des années 70, les limites de ce modèle industriel de masse sont progressivement apparues. D’une part l’essoufflement des gains de production du travail va affecter le rythme de croissance des revenus. D’autre part, la taille des marchés locaux et nationaux tend à être insuffisante pour absorber la production.
Ces limites endogènes de l’industrie de masse furent d’abords corrigées par une amélioration des moyens de transport et une libéralisation du commerce international. Cette mondialisation de la production ne paraît cependant pas en mesure de surmonter l’ensemble des difficultés du modèle économique de masse. Il a en effet a nié la dimension culturelle de l’homme et sous estimé le fait que l’essence de toute valeur économique ne réside pas seulement dans la valeur de l’échange mais aussi dans la valeur du service qu’elle offre à la société : l’intérêt économique d’un individu n’est pas de détenir mais d’utiliser une réponse à ses besoins. Les acteurs de la demande revendiquent une prise en compte accrue de la qualité des produits et surtout de la satisfaction de leurs désirs. La demande s’oriente de plus en plus massivement vers les activités de service, qui représentent aujourd’hui plus de 70% des emplois et des richesses de la France. Depuis la fin des années 1980, la progression de ces activités est principalement le fait des services émanant de l’Etat providence (éducation, santé, action sociale) et des services à la personne.
Dans l’économie de services, le progrès n’a plus seulement vocation à intensifier la production. Il alimente également un processus d’enrichissement des ressources de la relation de service, avec une capacité accrue à recueillir, traiter, et transmettre de l’information, des connaissances et des savoirs-faires. En ce sens l’innovation de service introduit une nouvelle trajectoire technologique fondée sur les technologies de l’information et de la communication (TIC)
développement durable qui englobe des enjeux économiques, sociaux, environnementaux, des enjeux d’équité sociale, de préservation des ressources et un développement économique qui ne soit pas dans une logique productiviste libérale mais vise un partenariat juste, équilibré et équitable pour ceux d’une part qui produisent, ceux qui travaillent et ceux qui, d’autre part, achètent et consomment.
Economie 1 humanisme – Dominique Bourg
Le défi écologique auquel sont affrontés l’humanité et
chaque personne est double : d’abord le déséquilibre
environnemental dû à l’impact massif des activités
humaines, telles qu’elles se sont développées avec la
modernité technique, sur la biosphère et, d’autre part, la
répartition très inégale des richesses, puisque 20 % de
l’humanité consomme 80 % des ressources énergétiques
de la planète.
On sait aujourd’hui que notre mode de développement –
à savoir, l’intensification continue de la circulation de
matières et de la consommation d’énergie – a pour
conséquence première l’érosion de la biodiversité, évidemment
associée à une expansion démographique de
l’espèce humaine. Hors la biodiversité, d’une façon générale,
fournit ce que l’on appelle les services écologiques,
c’est-à -dire les services qui nous sont gratuitement rendus,
et sans lesquels nous ne pourrions vivre. Parmi eux : la régulation du climat, qui
met à contribution les micro-organismes aussi bien que
des mécanismes astronomiques, l’épuration de l’air,
l’épuration de l’eau, la régénération de la fertilité des sols,
la pollinisation, les ressources primaires sans lesquelles
nous n’aurions ni agriculture, ni industrie.
Il y a un impératif absolu, qui n’est pas, comme le disent
certains, la décroissance tous azimuts – ce qui est tout
aussi insensé que la croissance tous azimuts – mais un
double défi auquel nous devons répondre : celui d’une
répartition très inégale de la richesse, et celui constitué
par des déséquilibres environnementaux globaux.
Ce qui doit absolument décroître, ce sont les flux de
matières et d’énergie. Si nous ne parvenons pas à les faire
décroître, nous allons rapidement au-devant de lendemains
à hauts risques.
Existe-t-il des solutions qui permettraient de disjoindre
l’augmentation des flux de matières et d’énergie, qui ont
sous-tendu nos économies – ce que nous ne pourrons
plus supporter longtemps – d’avec des formes de dynamisme
économique, financier, écologique, culturel,
moral, voire spirituel ? Est-ce possible ? Probablement
oui.
L’écologie industrielle
Actuellement, il y a des pistes, notamment ce qu’on
appelle l’écologie industrielle. À la différence de nos
sociétés, qui épuisent des ressources d’un côté et accumulent
des déchets de l’autre, les écosystèmes naturels
fonctionnent de façon quasi cyclique. Or, l’idée de l’écologie
industrielle est d’amener autant que possible les
sociétés industrielles à se rapprocher de ce fonctionnement
cyclique.
Ce qui veut dire, dans un premier temps, transformer les
déchets des uns en ressources pour les autres. Un
exemple vécu à Troyes, celui d’un petit industriel leader
de l’andouillette. Face à un contexte difficile (l’augmentation
du prix du gaz et un contexte réglementaire, financier
et sanitaire attaché aux farines animales), il réagit de
façon intelligente. Avec l’aide de l’ADEME, il acquiert une
chaudière qui fonctionne en utilisant pour 40 % de son
carburant, ses déchets graisseux. Il a réduit ses problèmes
d’équarrissage et sa consommation de gaz. Et,
comme il produit avec cette chaudière plus que la vapeur
nécessaire à son process, un autre membre du Club
d’écologie industrielle aubois lui a proposé d’installer une
blanchisserie utilisant le surcroît de vapeur dégagé pour
nettoyer les vêtements des opérateurs. Réalisation aussi
pertinente que modeste d’écologie industrielle.
L’économie de fonctionnalité
L’idée toute simple est de surfer sur une vague qui existe
aujourd’hui : la substitution de la vente d’un service Ã
celle d’un produit, en la réorientant dans un sens écologique,
à l’opposé du Golden Boy qui loue son 4x4 le
dimanche, un coupé sport le samedi et une limousine la
semaine. Imaginez, en revanche, que vous ne puissiez
plus acheter de voiture et qu’il vous soit autant nécessaire
de louer votre machine à laver que votre automobile.
Les fabricants seraient placés dans un contexte de
contraintes différentes. Aujourd’hui, s’ils veulent continuer
à vendre des machines à laver, il faut qu’ils les produisent
de telle sorte qu’elles deviennent assez
rapidement obsolètes. De même, s’ils veulent continuer
à vendre des automobiles, il faut qu’ils matraquent les
acheteurs potentiels de publicité et qu’ils produisent également
des produits à obsolescence rapide.
Mais si vous ne pouvez plus que vendre le service, alors
vous allez tirer vos produits financiers de la location, donc
vous aurez tout intérêt, d’une part, à ce que vos biens
durent le plus longtemps possible, et, d’autre part, à ce
qu’ils puissent intégrer progressivement de l’innovation.
C’est ce qui arrive aujourd’hui avec les photocopieurs
Rank Xerox. Vous ne pouvez pas les acheter ; et quand
vous en louez un neuf, au moins 60 % des pièces du nouvel
appareil ont servi dans un photocopieur précédent.
Que ce soit l’écologie industrielle, ou l’économie de fonctionnalité,
ce ne sont pas que des solutions techniques ou
gestionnaires ; petit à petit, elles induiraient une relation
aux biens et produits sensiblement différente.
Changer globalement et individuellement
Cela dit, on n’ira pas au-delà de réalisations partielles
tant que, à la fois le contexte réglementaire et les mentalités
ne changeront pas de concert. Comment changer
globalement et individuellement ? Les deux sont totalement
conjoints. Si on ne compte que sur la vertu, on ne
fera pas beaucoup avancer les choses. Le poète Jean
Grosjean disait : « tous les gens sont capables d’être
saints, mais durant un quart d’heure, et jamais tous en
même temps ».
La vertu individuelle est très importante ; il faut s’encourager
les uns les autres, sans cela, c’est très difficile. Mais,
ce qui est intéressant, c’est que, en le faisant, on peut arriver
à franchir des seuils : si, dans une ville, on a 10 à 15 %
de gens qui roulent en vélo, cela sera beaucoup plus facile
pour les autres de le faire. Et cela permet aussi aux politiques
de leur donner le courage qu’ils n’ont pas toujours.
Si on voulait être juste et efficace, il faudrait aujourd’hui
que chaque Terrien dispose d’un quota d’émission de
CO2 annuel de 500 kg. Aujourd’hui, un Indien en est Ã
300 kg ; un Français est un peu en-dessous de deux
tonnes et un Américain est déjà au-delà des cinq tonnes
annuelles. La signification de ce quota est claire : 15000
km avec une Twingo ou 5.000 km avec une grosse cylindrée
suffisent à l’épuiser, sans se chauffer, sans avoir cuit
ses aliments.
La vertu individuelle ne suffit pas. Il faut lui joindre la
contrainte réglementaire, avec un courage politique dont
on peut rêver. Alors on peut devenir efficace. Si vous y
ajoutez une information scientifique, qui devient de plus
en plus évidente et forte, le combat n’est pas perdu.
pertinence du principe de précaution, l’orateur a montré que ce n’était
pas un principe anti-science. En effet, il en appelle toujours
à une expertise scientifique et à une documentation
critiquée dans une situation où des dommages graves et
irréversibles ont une forte probabilité de se produire. La
situation de relative incertitude est elle-même cernée et
ne procède d’aucune magie. De plus, cette incertitude
même en appelle à de nouvelles recherches. Le principe
de précaution accélère l’innovation. Dans les cas où il freine
l’innovation, comme dans le cas des OGM, il en appelle
en fait à de nouvelles recherches pour trouver des
innovations qui soient plus favorables à l’environnement.
Quant à la menace du principe de précaution sur notre
système juridique, avec remise en cause de l’autorité de
la chose jugée, ou au renversement de la charge de la
preuve, défendue par François Ewald, c’est un argumentaire
non convaincant et combattu par les juristes les plus
sérieux.
Le concept de développement durable est de plus en plus utilisé de nos jours. On peut le résumer
ainsi : « un développement qui répond au besoin du présent sans compromettre la capacité des
générations futures à répondre aux leurs ». Il sous-tend des questions fondamentales : Comment
concilier progrès économique et social sans mettre en péril l’équilibre naturel de la planète ?
Comment répartir les richesses entre les pays riches et ceux moins développés ?...
Changement climatique, gaz à effet de serre, perte de biodiversité, diminution des ressources en
eau, pollution chimique... les enjeux environnementaux sont cruciaux.
Les éco-entreprises françaises connaissent une croissance soutenue depuis une
dizaine d’années, de l’ordre de 5 % par an.
Le nombre d’éco-entreprises en France est
estimé à 7 000 environ, pour un chiffre d’affaires avoisinant
les 29 milliards d’euros en 2004 et plus de 200.000 emplois.
Répartition du chiffre d’affaires par domaine et par type d’activité en 2004
(note de conjoncture des éco-entreprises – 1er septembre 2005)
La récupération
Elle constitue un marché important pour les éco-entreprises en France, avec un chiffre d’affaires de 7,9 milliards d’euros en 2004. Elle s’organise en une douzaine de filières, dont les trois principales sont les ferrailles, les métaux non ferreux et le papier-carton. L’organisation et la gestion de ses filières revient bien souvent à des éco-organismes, dont Adelphe ou Eco-Emballages sont les plus connus. Leur développement fait suite à l’affirmation de la « responsabilité élargie du producteur », qui transfère la responsabilité des déchets des détenteurs vers les producteurs. La filière la plus récemment mise en place est celle des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE).
Le gisement de produits traités progresse au cours des dernières années, grâce au développement du tri et de la collecte sélective pour les ordures ménagères comme pour les déchets non dangereux des entreprises. Par ailleurs, le secteur profite d’une demande nationale et internationale soutenue.
UNE INSUFFISANCE MAIS AUSSI UNE INADÉQUATION DE L’INVESTISSEMENT PRODUCTIF
L’activité économique est inséparable des relations sociales qu’elle contribue à structurer ; ces relations constituent l’espace de la formation et de l’expression des besoins évolutifs des êtres humains en société ; elle ne peut,
in fine
, trouver de sens que dans leur satisfaction ; répondre à ces besoins nécessite d’améliorer la capacité d’offre de l’économie nationale, de régénérer en permanence et de développer le potentiel de créativité et d’efficacité du système productif. Ceci présume la maîtrise et l’évolution constante et coordonnée des technologies, c’est-à -dire des processus complexes associant ceux qui conçoivent les équipements, ceux qui en organisent l’usage et ceux qui les mettent en œuvre. La réalisation d’un tel objectif est au cœur d’une conception moderne de l’investissement. Elle suppose une combinaison réussie entre l’esprit d’entreprise et l’actualisation des compétences individuelles de chaque travailleur comme des conditions de la création et de la mobilisation de l’intelligence d’ensemble des collectifs de travail.
Améliorer le potentiel productif tout en augmentant le volume de l’emploi qualifié et bien rémunéré, voilà le grand défi posé à tous. L’évolution de l’investissement, particulièrement celui des sociétés non financières, est un déterminant essentiel de la capacité productive du pays, de son potentiel d’offre de biens et de services.
Contribution positive des TIC à l’efficacité de l’appareil productif et à la croissance économique
L’insuffisance et l’inadéquation de l’investissement peuvent aussi être abordées sous l’angle de considérations sociales comme la satisfaction des besoins sociaux ou les attentes des citoyens en matière de préservation de l’environnement.
Les tendances démographiques favorables (allongement de l’espérance de vie et fécondité élevée) entretiennent la dynamique des besoins sociaux et sont sources d’activités nouvelles, requérant un effort substantiel aussi bien en termes d’équipements que de personnel qualifié au service d’organisations innovantes.
Parallèlement, on assiste à une meilleure prise en compte des enjeux de la préservation de l’écosystème et à une plus grande sensibilité de la population aux questions de santé et de prévention des risques au travail. Répondre à ces exigences nécessite aussi des investissements massifs. Ceux-ci sont indispensables pour améliorer tant la structure de l’appareil productif que son efficacité. Porteurs de nouvelles activités, et donc de créations d’emplois, ils ont certes des coûts mais permettront, en retour, à la collectivité de réaliser des économies significatives en réduisant la facture des dommages.
Complexe et ambivalent, le processus de mondialisation est source de nouvelles activités et d’enrichissement économique, social et culturel, mais aussi de nouvelles inquiétudes, notamment pour les entreprises et le monde du travail : certains pays et territoires en tirent profit, même si en leur sein les bénéfices ne sont pas répartis équitablement ; La part de marché des produits et services exportés à partir de notre territoire diminue depuis plusieurs années, par rapport non seulement au monde mais aussi à l’Europe.
L’enjeu est d’améliorer la compétitivité hors-coûts de nos produits, ce qui passe par davantage de R&D et d’innovation, c’est-à -dire par un vigoureux effort d’investissement productif, le seul qui permettra au pays de conserver son rang dans l’économie mondiale. Cet effort, pour être efficace, appelle la recherche d’un consensus ou de compromis résultant d’une concertation sociale large à chaque niveau de décision - y compris au plan européen.
Nous traversons une période de fortes mutations technologiques, avec des incidences sociales intenses, que résume l’expression
société de l’information et de la connaissance
. Dans ce cadre, la question de l’investissement revêt des dimensions nouvelles : éducation et formation, R&D, innovation...
LE DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES INDIVIDUELLES ET COLLECTIVES DES SALARIÉS : UNE SOURCE MAJEURE DE GAINS DE PRODUCTIVITÉ
Le développement des capacités humaines et la formation tout au long de la vie constituent un enjeu stratégique dans la société de l’information et de la connaissance et un élément du renforcement de la cohésion sociale.
R&D ET INNOVATION, DES ENJEUX STRATÉGIQUES
De même que le développement des capacités humaines, la R&D et l’innovation se trouvent au coeur de la société de l’information et de la connaissance. Si la recherche demeure par nature un domaine réservé aux spécialistes, l’innovation, tant dans l’organisation du travail que pour élaborer de nouveaux produits et procédés, dépend aussi de l’ensemble des salariés.
Si la recherche française se porte bien dans ses domaines de prédilection (mathématiques, par exemple), des progrès restent à faire dans les filières émergentes (nanotechnologies, biotechnologies...) et dans les secteurs producteurs des TIC.
PROMOUVOIR L’INVESTISSEMENT PRODUCTIF
De nature microéconomique, opérée au sein de l’entreprise, la décision d’investir dépend d’un ensemble de facteurs dont certains échappent largement à celle-ci : les débouchés, les perspectives de profit, les conditions de financement... Pour leur part, la déréglementation et le décloisonnement des marchés financiers conduisent à l’apparition de nouveaux acteurs financiers dont les exigences pèsent sur les choix de gestion des entreprises.
PRÉMUNIR L’ENTREPRISE CONTRE LA PRESSION DU COURT TERME ET LES OFFENSIVES SPECULATIVES
En principe, investir c’est prendre un risque. L’entrepreneur élabore un projet en fonction de sa perception des perspectives de la demande. Il cherche ensuite des moyens pour le réaliser, ce qui suppose de rassembler des fonds, d’acquérir des machines et des équipements, enfin de recruter du personnel. En filigrane, son but est de maximiser ses gains. Du point de vue de la présentation comptable, dans ce schéma, la valeur ajoutée vient en premier et sert à payer les charges et autres frais. Dans cette logique, la distribution éventuelle de dividendes intervient en fin de processus. Le niveau et les modalités de la distribution des dividendes devraient être tels qu’ils permettent aux apporteurs de capitaux de rester dans l’entreprise et de contribuer à son développement en apportant de nouveaux fonds.
Avec la
financiarisation
, ce schéma est bouleversé : la rémunération des pourvoyeurs de fonds propres vient en premier et s’impose à l’entreprise comme un objectif. La gestion privilégie peu à peu la création de valeur actionnariale immédiate plutôt que la pérennité de l’entreprise et la valorisation sur le long terme des actifs. Dès lors, les autres facteurs - tout particulièrement la masse salariale et l’investissement -, de même que les fournisseurs et les sous-traitants, font désormais office de principales variables d’ajustement.
Dans un tel contexte, le concept même de
risque
change de sens : à quoi bon investir dans la production, c’est-à -dire assumer un risque plus ou moins important, alors que des placements apparemment moins hasardeux et plus rémunérateurs existent ? Les techniques sophistiquées d’évaluation et de diversification du risque qui se développent actuellement ne modifient pas fondamentalement les données du problème : en permettant un meilleur report du risque, ces techniques accentuent même son aspect systémique. L’introduction de nouvelles normes comptables internationales (
International Financial Reporting Standards,
IFRS) contribue également à faire pencher la balance au bénéfice de la vision de court terme. Élaborées pour répondre aux attentes des marchés financiers, ces normes ont été adoptées par un règlement européen dans le but d’harmoniser les présentations des comptes des sociétés cotées et de renforcer l’utilisation de la valeur de marché pour certains actifs. Elles présentent le grave inconvénient d’amplifier les mouvements des marchés alors que la comptabilisation aux coûts historiques constituait un facteur stabilisateur. Les pratiques des agences de notation vont aussi dans ce sens et amplifient du reste la préférence pour le court terme. Enfin, les médias jouent également un rôle non négligeable en véhiculant cette dérive vers la
financiarisation
.
Au regard du risque, le comportement des fonds spéculatifs doit être médité : ils modifient la composition de leurs actifs dès l’apparition de moindres signes de difficultés. Cette problématique est surtout prégnante dans le cas des
hedge funds
. Elle peut être également présente, dans certains cas, parmi les fonds de pension, les fonds d’investissement et les fonds LBO. Ces derniers profitent de l’effet de levier de l’endettement pour acquérir des entreprises.
La crise des
subprimes
est une manifestation de cette
myopie des marchés
et des problèmes qu’elle engendre : mauvaise mesure et mauvaise surveillance du risque, complexité des produits financiers, besoin d’interventions publiques massives en cas de crise... Elle pose la question d’une meilleure surveillance du système et des acteurs financiers et de la nécessité de réhabiliter les financements bancaires classiques.
La
stabilité du rythme de croissance de la demande,
aux plans macro et microéconomique, est de nature à favoriser l’investissement. À cet égard, l’augmentation du volume global de l’emploi et sa sécurisation ainsi qu’une évolution de la rémunération des facteurs de production (travail et capital) compatible avec leur productivité sont autant de facteurs qui contribueraient à réduire l’incertitude pour les entreprises.
CONSOLIDER LA COHÉRENCE DU SYSTÈME PRODUCTIF
Le système productif français se caractérise par la faiblesse du nombre des entreprises moyennes. Ce constat a abouti à la mise en place d’une myriade de mesures visant à faciliter la création d’entreprises et leur accès aux financements. Pourtant, la cohérence du système productif reste à consolider.
Le renforcement de la position des entreprises petites et moyennes dans le tissu productif soulève deux séries de questions. Il s’agit d’abord de leurs relations avec les grandes entreprises clientes et avec les groupes. Ces derniers jouent aujourd’hui un rôle essentiel dans la restructuration du tissu productif. Simultanément, se développent les pratiques de sous-traitance. Le plus souvent, cela conduit au report partiel, voire total, des charges d’investissements sur les preneurs d’ordre, y compris pour la formation du personnel. Aucun engagement de long terme ne relie le sous-traitant et le donneur d’ordre, ce qui fragilise notamment le sous-traitant surtout dans le cas de la sous-traitance en cascade.
Enfin, les délais de paiement dans les transactions commerciales sont nettement déséquilibrés au détriment des entreprises petites et moyennes, ce qui aggrave leurs difficultés de trésorerie.
Il s’agit ensuite des conditions de financement. Pour les entreprises petites et moyennes, les difficultés ne se présentent pas tant au stade de leur création (pour lequel beaucoup d’efforts sont déployés) qu’aux différentes étapes de leur développement ou de leur transmission. Depuis plus de deux décennies, on assiste à une évolution tendant à remplacer les crédits bancaires par un financement sur les marchés (capital investissement,
Alternext
qui est un marché financier réservé aux PME...). S’agissant des crédits bancaires, on a assisté jusqu’à une période récente à un rationnement envers les entreprises petites et moyennes, c’est-à -dire à un refus des banques de leur prêter même si elles étaient prêtes à accepter des taux d’intérêt plus élevés en raison du degré de risque plus important qui leur était associé.
Une politique industrielle, au sens large du terme, est désormais à nouveau considérée comme une nécessité dans un contexte technologique et international inédit. À cet effet, les pouvoirs publics ont mis en place trois mécanismes dont la cohérence d’ensemble est certainement encore perfectible : aider les entreprises petites et moyennes, promouvoir et soutenir l’innovation et la R&D, créer des pôles de compétitivité.
2- En France globalement
Il y a 30 ans la France n’avait pas de dettes, était la 3
ème
économie mondiale. Maintenant chaque enfant porte 20 000 EUR de dette sur la tête et la France et 27
ème
mondiale…
Actuellement la France entre dans une phase difficile, avec un taux de croissance en 2007 de 1,9%, contre 2,7% en Europe.
Le PIB représente le CA des entreprises en France. En 2006 on notait 350 M dépenses contre 315 M EUR de recettes. Les dettes cumulaient à 1.100 MEUR, voir 2200 MEUR avec les retraites. Les français ont une dette s’élevant à 8 fois leur salaire…
Le système de charges ponctionnées uniquement sur l’outil de travail se révèle être une catastrophe
25% des entreprises côtées en bourse distribue participation.
Production de sous marins, rafales,.. : ne sert à rien.
Principe de précaution dans constitution : problème pour l’entreprenariat et le progrès ou fausses idées ?
Manque d’esprit entreprenarial. Il n’existe pas la fierté de gagner de l’argent. Différent des USA.
Un enfant qui né aujourd’hui aura des métiers que nous ne connaissons pas… On ne peut que parler de niches à 20 ans.
Italiens meilleurs exportateurs du monde : une entreprise 9000 salariés. Apprendre à travailler ensemble.
3-Sur le territoire
* Donner envie de vivre et habiter : OK. Beaucoup de demande. Un emploi mais un chômeur avec le conjoint. Donc problème du foncier. Arrière pays transformé en village dortoir
En termes de délocalisation, notre territoire reste attractif. Pour le moment localement pas de grosses pertes, excepté dans le secteur de la poterie (en 5 ans perte d’une centaine d’emplois)
Les atouts du 5
ème
Pôle reste :
Le territoire et non pas les salaires qui sont élevés par rapport aux pays en voie de développement,
La niche dans laquelle on accueil les entreprises
* Logistique : peu d’emplois locaux dans l’encadrement mais plutôt en main d’œuvre.
*Problèmes d’ordre administratif pour traiter la pluriactivité, surtout dans l’agro-alimentaire : Difficulté à trouver l’interlocuteur (chambre de commerce, chambre d’agriculture ?), barrière institutionnelle, quel statuts…
* Manque d’accompagnement des créateurs d’entreprise/activité.
Les priorités du MEDEF Ardèche :
Parler d’une seule voix
Politique
Devoir d’anticiper
Exigence désenclavement réussi (TIC compris)
Formation
III- Les enjeux majeurs
Positionner le débat sur l’économie
1- Organiser le territoire pour qu’il soit attractif
.
Un territoire compétitif c’est un territoire qui génère de la valeur et qui attire la valeur, c’est à dire aussi bien les investissements que les ressources humaines capables de produire, de déclencher, d’initialiser et de porter des projets de développement. La qualité des écoles, l’enseignement supérieur, la recherche, la qualité des infrastructures, l’accessibilité et les projets de développement dépendent de la puissance publique qui dispose de véritables leviers pour rendre le territoire compétitif. Les projets ne se génèrent pas spontanément. Il faut disposer d’une ingénierie suffisante qui permette de travailler sur le fond des projets et parallèlement qui exige davantage d’investissement sur la gouvernance, le partenariat, la visibilité de la démarche et les perspectives de demain et après-demain. Ce sont des démarches qui ne sont pas aisées pour une entreprise qui voit plutôt à court terme, et il n’est jamais facile de trouver de bonnes complémentarités sur un territoire.
Comment orienter le territoire pour le tirer vers l’avant ? Comment drainer des entreprises qui créent des emplois de qualité ? Comment le projet de la gare d’Allan peut avoir un impact ?
Sensibiliser les organismes financiers pour qu’ils soient à côté des entreprises et pas en face.
Créer une structure unique d’accueil des futurs entrepreneurs
Pérenniser les structures en utilisant tous les outils : SCOP, intervention de la collectivité lors de plans sociaux pour conserver l’outil de production et la ressource humaine, développer les prêt et les baux emphytéotiques
Fidéliser les entreprises au territoire sur la base du modèle italien. Concept différent de celui du Pôle de compétitivité qui est centré lui sur un métier et non pas sur un territoire. Des banques d’affaires sont dédiées aux entreprises du cluster.
Aménager le territoire pour que les entreprises puissent venir. La Gare d’Allan peut être un moteur puissant : infrastructures à aménager autour, décentralisation de certains secteurs de l’université,…
Développer d’autres compétences que le nucléaire. Créer des filières d’excellence, développer l’économie locale
2- Innover pour une autre économie :
* Les fonds communs de placements de proximité FCPP :
Ils ont vocation
à contribuer au développement économique d’un territoire. L'épargne des citoyens confiée aux banques classiques, circule sur les marchés financiers mondiaux et dans des opérations le plus souvent spéculatives. Ce faisant, ces citoyens, contribuent, sans qu'ils en aient le plus souvent conscience, à créer les conditions de la dévitalisation de leur territoire et au renforcement d'un système dont ils essaient par ailleurs de combattre les effets négatifs pour eux-mêmes et leur territoire. Les FCPP proposent une approche cohérente et très concrète de participer à la fois à un choix économique, garant des intérêts personnels, mais également de l'intérêt général et d'une défense du territoire qui porte beaucoup de l’identité de ses habitants en même temps que de leur vie quotidienne. Cette stratégie renforce la cohésion territoriale et les moyens à la disposition des élus, soucieux de trouver des voies de développement de leur territoire. Exemple de Free2Bank en Ardèche.
* C
réation d'emplois et "incubation" d'entreprises :
Exemple de
Free2B : incubateur de Freeconomie
Free2B est un fruit du programme d'actions innovatrices initié par l'Europe et la Région Rhône-Alpes.
Ce site expérimental a pour objectif la création d'emplois et "l'incubation" d'entreprises garanties par le label Free2B. Les entreprises Free2B constituent un patrimoine économique mondial de "Bien Commun". Free2B développe une nouvelle économie appelée la "Freeconomie " qui tend vers la liberté, la responsabilité et la gratuité, en "rachetant" l'économie.
Il propose une réponse innovante de conciliation harmonieuse entre des visées économiques stricto sensu (soutien à l'initiative individuelle, responsabilité, efficacité économique...) et une ambition sociale de solidarité, prolongeant les efforts de l'économie solidaire et du développement durable. L'objectif de Free2B est de créer un patrimoine économique mondial de Bien Commun.
Utiliser le réseau internet comme outil mais aussi comme écosystème de développement économique, social et territorial. Quelqu'un peut avoir une idée, un autre la compétence de porteur de projet, d'autres des moyens financiers, d'autres encore la vision "client" du service ou du produit proposé, l'internet offre un espace inédit de rencontre possible entre tous les ingrédients et tous les talents qui fondent le succès d'abord de la qualification d'une idée d'entreprise et ensuite du succès de sa création.
Offrir un outil de développement économique au service du territoire ardéchois dans une perspective de synergie « coopétitive » avec les autres territoires pour assurer un développement durable et harmonieux.
Free2B prend la forme opérationnelle d'un incubateur de développement économique public soutenu notamment par un portail internet dédié à l'ensemble de ses activités : incubation des projets d'entreprises, financement, production, commercialisation.
IV- Le forum / débat
Forum ‘l’économie demain’, 5 mai 2008, 18h00, Espace Mistral, Montélimar.
But : croiser les regards. Débat avec la salle.
Inviter les élus ‘prospective’ et ‘économie’ de la Région Rhône Alpes.
Interventions courtes. Des points de vue. Quels sont les défis à relever sur le territoire. Les propositions en terme de prospective.
Les interventions pressenties sont :
Les grands changements du marché (mondialisation financière, dynamiques en place sur plan international) et impact sur les territoires : Philipson
Développement économique des entreprises du territoire : Brice Cruchon, CCI
l’économie de proximité : Bernard Barré, CRDL&IESS
Quels outils de développement économique à mettre en place (cluster,…) : Francis Roussier, Synergie cadres
L’expérience Free2B, incubateur de ‘Freeconomie’ : Bruno Decroocq, Vi@TIC
Culture et enjeux économiques : Corinne Destombes, Cinéda
Agriculture et enjeux économiques :
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